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FAITS
DIVERS EN HOMOPHOBIE
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"Un
peuple a tout à fait
le droit de conserver
des tyrans, des gourous,
des fantoches à sa tête
et...
continuer à croire
que c'est la seule chose
possible qu'il
mérite... "(Proverbe
masochiste)
ENCORE UNE PETITE TRANCHE ? c'est
pour emporter...Lesbophobie |
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retour
EUROPE - Homophobie: l'Agence
des droits fondamentaux rend son
rapport
Source tetu.com 01/07/2008
Sans
compétence juridique, la
nouvelle Agence des droits
fondamentaux (FRA), basée à
Vienne en Autriche, avait
annoncé qu'elle souhaitait se
transformer en
«super banque de données»
sur la question des
discriminations en Europe.
Constatant les lacunes
statistiques en matière
d'homophobie, elle a décidé de
consacrer son premier rapport
sur ce thème. Il a été rendu
public le lundi 30 juin.
Sur internet est donc désormais
disponible un travail
remarquable et d'une grande
précision, concernant
la
situation des droits des
homosexuels, pays par pays.
VO.
Translate with

Il permet de comparer pour la
première fois les avancées et
les retards des 27 pays de
l'Union européenne sur la mise
en place des directives.
Malheureusement, les textes sont
disponibles seulement en
anglais. La FRA a accordé une
grande importance à la
transphobie et révèle ainsi que
«le problème n'est abordé de
façon adéquate que dans 12 pays
de l'Union, qui traitent la
discrimination fondée sur
l'orientation transgenre comme
une forme de discrimination de
genre». Le rapport note
également que 18 États membres
sont allés au delà des
prescriptions minimales
concernant les discriminations
des gays et des lesbiennes au
travail. |
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SOS
HOMOPHOBIE
Association
loi 1901 de
lutte contre
l'homophobie
créée le 11
avril 1994
c/o Centre
LGBT Paris
IDF - 63 rue
Beaubourg -
75003 Paris
Ligne
d'écoute : 0
810 108 135
- Web :
www.sos-homophobie.org
-
Contact sos@sos-homophobie.org |
 |
ACT UP PARIS Lutte contre le Sida et l'Homophobie...
www.actupparis.org |
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retour |
Lamdaistanbul: le
soutien européen
s'organise
LAMBDAISTANBUL
APPELLE DE TOUTE URGENCE
A LA MOBILISATION
INTERNATIONALE :
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Communiqué
du centre
LGBT Paris
07/08/2008
Appel &
Manifestation...
L’association
turque de
défense des
droits des
personnes
LGBT
Lambdaistanbul
vient d’être
frappée de
dissolution
par la
décision
d’un
tribunal de
1ère
instance
d’Istanbul,
ce 29 mai
dernier, au
prétexte
qu’elle
viole une
disposition
de la
constitution
sur la
protection
de la
famille et
un article
du code
civil
interdisant
la
constitution
d'associations
"ayant pour
objectif
d'enfreindre
la loi et la
moralité".
La Turquie
qui souhaite
pourtant
rejoindre
l’Union
Européenne,
bafoue ainsi
le droit de
liberté
d’association.
En outre, si
les
relations
homosexuelles
ne sont pas
criminalisées
en Turquie,
les
personnes
LGBT ne sont
pas non plus
protégées
légalement
et subissent
de
nombreuses
discriminations
et violences
quotidiennes.
Lambdaistanbul
va faire
appel et a
décidé de
poursuivre
ses
activités
jusqu’à ce
que la Cour
d’Appel ait
statué.(...)
SOS
HOMOPHOBIE
Association
loi 1901 de
lutte contre
l'homophobie
créée le 11
avril 1994
c/o Centre
LGBT Paris
IDF - 63 rue
Beaubourg -
75003 Paris
Ligne
d'écoute : 0
810 108 135
- Web :
www.sos-homophobie.org
Contact
sos@sos-homophobie.org |
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Communiqué
des
Panthères
roses - 7
juin 2008
LAMBDAISTANBUL'UN
KAPATILMASINA
HAYIR !
NON A LA
FERMETURE DE
LAMBDAISTANBUL
!
Conférence
de presse,
rassemblement
et
déploiement
d'une
banderole
surBeaubourg*
A 13h,
samedi 7
juin 2008,
une
militante de
l'association
LambdaIstanbula
participé à
une
conférence
de presse
au Centre
Lesbien Gai
Bi Trans de
Paris en
présence de
nombreux
correspondants
de la presse
turque en
France,
ainsi que
d'autres
médias.
Cette
militante a
rappelé que
la
condamnation
à la
fermeture de
l'association
LambdaIstanbul
- si
celle-ci est
confirmée
par la Cour
d'appel
turque -
serait une
catastrophe
pour les
LGBT
d'Istanbul,
tant sur le
plan de ses
activités de
défense des
droits des
LGBT, que
sur celles
d'organisation
de la marche
des
visibilités
d'Istanbul,
de soutien
auprès des
LGBT isolées
et de
prévention
du sida et
des IST.(...)
Par cette
conférence,
par ces
actions,
nous tenons
à rappeler
qu'en France
comme en
Turquie, la
liberté
d'association
est un
droit. Les
autorités
turques
doivent
abandonner
toute
poursuite
contre
LambdaIstanbul.
Elles
doivent
garantir le
respect des
droits ainsi
que la
liberté
d?association
pour les
LGBT et les
autres
défenseurSEs
des droits
humains en
Turquie.
(...)
contact Les
Panthères
Roses :pr@pantheresroses.org |
MOBILISATION
à STRASBOURG
Lambdaistanbul
et Festigays
Strasbourg
2008 Jeudi
12 juin & à
la Marche
des Fiertés
le samedi 14
juin
SOUTIEN
FINANCIER :
Ce que
Lambdaistanbul
ne dit pas :
cette
repression
judiciaire
est
ruineuse; si
vous avez la
possibilité
d'apporter
un soutien
financier à
Lambdaistanbul,
contacter
lambda@lambdaistanbul.org
ou
en français
scumlambda@no-log.org
Festigays
:
contact@festigays.net |
|
La
mobilisation
s'organise :
Alors que doit se tenir
le 31 janvier le procès
contre l'association
turque Lamdaistanbul, la
mobilisation s'organise
de Bruxelles à Lisbonne
pour protester contre la
tentative de dissolution
de l'association LGBT
turque, accusée
d'«immoralité» et
«d'atteinte aux valeurs
familiales», alors même
que la loi turque ne
condamne pas
l'homosexualité. Lambdaistanbul, qui
s'occupe de la défense
des personnes LGBT et
œuvre dans le domaine de
la prévention du sida et
des IST, voit son
travail entravé depuis
sa première assignation
en justice en juin 2007.
Des dizaines
d'associations LGBT et
de défense des droits de
l'homme appellent à se
rassembler, dès ce soir
à 18h30 devant
l'ambassade de Turquie à
Paris, ainsi qu'à
Bruxelles (même lieu)
demain à 14 heures, à
Strasbourg, le 27 à 14
heures place Gutenberg,
et à Marseille, le 30 à
16h30 devant le consulat
de Turquie.
tetu.com
25/01/2008 |
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retour |
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L'HOMOPHOBIE
TUE !
|
ITALIE /Sicile - Un père poignarde son
fils
parce
qu'il
est gay
Source
tetu.com
28/05/2008La honte
d'avoir un
fils
homosexuel
était trop
forte. C'est
pour cette
raison qu'un
homme âgé de
53 ans, déjà
repris de
justice, a
agressé
hier, lundi
26 mai à
Palerme
(Sicile),
son fils âgé
de 18 ans,
en le
frappant
d'abord à
coups de
poing, puis
en le
blessant de
coups de
couteau au
bras et à la
main. Les
forces de
l'ordre ont
arrêté le
père du
jeune gay.
Selon la
police,
l'homme
aurait
justifié son
acte comme
«une
question
d'honneur et
de honte».
Transporté
en urgence à
l'hôpital,
le garçon a
reçu huit
points de
suture dans
le service
de chirurgie
plastique.
Cet
épisode
représente
l'énième cas
récent
d'homophobie
en Italie.
Mi-mai, une
lesbienne
avait été
poignardée
par sa mère
à Pesaro
(région des
Marches). Le
23 mai,
Christian
Floris, 24
ans,
animateur
d'un site
internet,
avait été
victime
d'une
agression
violente. |
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|

L'HOMOPHOBIE
TUE !
Lesbophobie |
Inde -
Deux
lesbiennes
se
suicident
pour ne
pas être
séparées
Source
tetu.com
21/05/2008
par
Sophie
Collet
CHENNAI
-
Un
couple
de
lesbiennes
s'est
immolées
par le
feu,
samedi
17 mai,
dans le
sud de
l'Inde.
Malar
(Christy
Jayanthi
Malar),
38 ans,
et
Rukmani,
40 ans,
ont
enflammé
le
kérosène
qu'elles
avaient
versé
sur
leurs
habits.
La
police a
découvert
leurs
cadavres
enlacés
au
domicile
de Malar,
dans la
petite
ville de
Sathangadu.
Les deux
femmes,
mariées
chacune
de leur
côté,
n'auraient
pas
supporté
de voir
leurs
familles
respectives
tenter
de les
séparer.
Suite à
ce
drame,
les
activistes
LGBT
renouvellent
leurs
appels
pour
faire
supprimer
l'article
377 du
code
pénal
indien,
qui
assimile
les
relations
«contre-nature»
à un
crime.
L'avocate
Sudha
Ramalingam
a
notamment
déclaré:
«Nous
devons
accepter
les
relations
qui ne
sont pas
qualifiées
de
normales.
(…) Deux
adultes
consentants
ont le
droit de
choisir
leur
mode de
vie.» |
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retour |
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*à
diffuser de préférence
chez les intégristes
religieux du pays !!! |
| |
Spot diffusé
*
à la TV israélienne
«Mon fils est homo, et
alors?»
Source tetu.com
15/11/2007
Un nouveau
spot publicitaire montrant un
homme qui déclare «Mon
fils est homo, et
alors?» est diffusé
depuis cette semaine sur
la 2e chaîne de télé
israélienne. À
l'origine de ce film,
Tehila l'association
des parents de personnes LGBT, la version locale
de
Contact.
On y
voit ce père raconter
que quand son fils est
sorti du placard, il
pensait que c'était la
fin du monde. Il avoue
que le mot «homosexuel»
lui fait peur au point
de vouloir garder le
secret. Mais grâce à
Tehila, il peut
aujourd'hui parler sans
problème de
l'homosexualité de son
fils. L'association
existe depuis 1988 et
organise des groupes de
soutiens permanents aux
parents des gays et
lesbiennes dans les
villes principales du
pays." |
| |
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retour
Vilnius:
la mairie
empêche le
déploiement
d'un drapeau
pendant la
conférence
de l'Ilga
tetu.com
26/10/2007
La
Conférence
de l'Ilga-Europe,
branche
européenne
de l'ILGA
(International
lesbian and
gay
association),
se tient
actuellement
à Vilnius,
la capitale
lituanienne,
depuis le 24
octobre. Si
tenir cette
conférence
dans une
ville qui
s'est
récemment
distinguée
pour avoir
empêché un
rassemblement
pour la
tolérance
était
un pari, un
incident est
survenu à
nouveau.
L'association
LGBT locale,
the
Lithuanien
gay League,
avait en
effet prévu
un
déploiement
du drapeau
arc-en-ciel
dans les
rues de
Vilnius. La
cérémonie a
été
interdite,
la semaine
dernière,
par le maire
de la ville.
L'association
lituanienne
a saisi la
justice, qui
a confirmé
le caractère
«illégal»
de ce
rassemblement.
La Cour
européenne
des droits
de l'Homme
devrait être
saisie. La
cérémonie a
finalement
eu lieu à
l'intérieur
de l'hôtel
Conti, où se
déroule la
conférence
qui
accueille
240 délégués
européens.
Parmi eux,
des
associations
françaises
telles que
le Centre
LGBT de
Paris
Île-de-France,
SOS
homophobie,
Homosexualités
et
socialisme
et la
commission
LGBT de
Verts. |
|
Vilnius
(Lithuanie)
Conférence annuelle de l'ILGA les 25-28 octobre
2007
Le thème de la conférence de
cette année sera "Droit LGBT = Droits de
l'homme - respect,
identification et responsabilité" |
 |
La Ligue
Lithuanian Gay (LGL) est enchantée et souhaite
la bienvenue aux membres de l'ILGA-Europe à
Vilnius, première capitale européenne
de la culture parmi les nouveaux Etats membres
(...) une grande occasion de joindre notre
expérience, ambitions et compétence pour
discuter des problèmes pressants et créer une
stratégie puissante pour favoriser l'égalité LGBT pour 2008-2011. Nous avons besoin de votre
présence, de votre esprit de liberté et de
courage afin de combattre l'homophobie (...).
action publique sera menée le jeudi, le 25
octobre : faire s'envoler 30 mètres de
drapeau arc-en-ciel sur la place d'hôtel de
ville de Vilnius. (...)
Source et suite en VO :
www.ilga-europe.org/europe/about_us/annual_conference/vilnius_2007 |
|
|
Communiqué
25 octobre 2007
du Centre LGBT Paris IDF
Vilnius, la ville la
plus homophobe
d’Europe !
La
Conférence de
l'ILGA-Europe, branche
européenne de l’ILGA
(International Lesbian
and Gay Association), se
tient actuellement à
Vilnius en Lituanie.
La ville est à la
hauteur de sa
réputation, jolie et
calme, mais aussi très
homophobe. Après avoir
refusé le convoi des
institutions européennes
contre les
discriminations, toutes
les discriminations et
pas seulement celles
relatives aux personnes
LGBT, la cérémonie de
déploiement du drapeau
arc en ciel dans les
rues de Vilnius, prévue
par The Lithuanien
Gay League qui héberge
la conférence cette
année, a été interdite
par le Maire la semaine
dernière.
L’association
Lituanienne a interjeté
appel mais
l'interdiction a été
confirmée par la Cour
qui violant la Charte
des Droits Fondamentaux,
a déclaré cette
manifestation illégale.
Aussi la cérémonie
a-t-elle eu lieu à
l'intérieur de l'hôtel
Conti où se déroule la
Conférence.
Les LGBT lituaniens
iront de nouveau en
appel et jusqu'à la Cour
Européenne des Droits
Humains de Strasbourg.
Pourtant, la Mairie
aurait été un lieu idéal
pour accueillir les
personnalités qui ont
fait le déplacement.
Ce mercredi après-midi
lors de la plénière
"Soutenir les droits
LGBT en Europe", les
240 délégués ont eu le
bonheur d'entendre :
Gesa Boeckermann du
Service
anti-discriminations de
la Direction Générale de
l'Egalité et des
Affaires Sociales de la
Commission Européenne,
Anastasia Crickley de
l'OSCE et Présidente de
l'Agence des Droits
Fondamentaux ainsi que
Michael Cashman, Député
du Parlement Européen et
Président de
L'intergroupe LGBT du
Parlement Européen, qui
à son habitude a
enflammé l’assemblée.
Ce mercredi soir, lors
de la cérémonie du
drapeau, ont pris la
parole, Ausrine Marija
Pavilioniene, Députée
Lithuanienne, Laima
Vengale, experte au
Bureau d’Equal
Opportunities en
Lituanie, Michael
Cashman de nouveau et
Johan Tiedemann, le
Secrétaire d'Etat
Suédois.
Tous ont fermement
condamné l'homophobie de
la Mairie de Vilnius.
La conférence continue
jusqu’à dimanche, avec
un programme riche en
ateliers et en
plénières, sont prévues
des interventions et
témoignages plus
intéressants les uns que
les autres. Les
associations LGBT
Françaises ont fait le
déplacement, dans
l’Hôtel Conti, on croise
les représentants de
l'Inter-LGBT, de la
Commission LGBT des
Verts, de HES, de SOS
homophobie et bien sur
du Centre LGBT Paris IDF.
Certes les lituaniens
sont confrontés à la
négation de leurs droits
fondamentaux, libertés
de rassemblement et
d’expression mais
l'énergie positive qui
circule ici à Vilnius
cette semaine, devrait
les aider à avancer un
peu plus vite.
Christine
Le Doaré,
Présidente Centre LGBT
Paris IDF
Centre
LGBT Paris
www.cglparis.org |
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retour |
 |
Mobilisation contre
l'expulsion de la
lesbienne iranienne
Source
tetu.com21/08/2007
Royaume-Uni -
L'association des droits
de l'homme EveryOne
Group et l'organisation
queer iranienne (Irqo)
appellent à une
mobilisation
internationale urgente
en vue de l'expulsion
d'Angleterre, jeudi 23
août, de la lesbienne
iranienne
Pegah Emambakhsh.
Irqo demande «aux
Nations unies, à l'Union
européenne, aux
gouvernements,
organisations nationales
et internationales et à
tous les défenseurs des
droits de l'homme de
protester contre la
politique» de Londres,
qui n'en est pas, selon
l'organisation, à sa
première expulsion de
LGBT iraniens.
Afin d'exercer une
pression sur le
gouvernement
britannique, Irqo
suggère aux citoyens de
se rassembler devant les
ambassades anglaises et
de leur envoyer de
nombreux fax et
courriels.
***EveryOne Group
encourage par ailleurs à
signer son appel en
envoyant un e-mail (avec
nom, prénom et pays) à
l'adresse
matteo.pegoraro@infinito.it
ou
roberto.malini@annesdoor.com
avec comme objet
«Appeal case Pegah
Emambakhsh».
Si cette femme
quarantenaire est
renvoyée en Iran, elle
risque la prison, la
torture, voire la mort,
craignent les
organisations. À noter
que EveryOne Group
indique qu'une jeune
lesbienne,
Jasmine K.,
également iranienne,
risque d'être expulsée
d'Allemagne, sa demande
d'asile ayant été
refusée"
(Photo du Web) |
|
**L'association et site
Lesbien Tasse de Thé
signe l'appel d' EveryOne
Group, avec l'Irqo,
pour la mobilisation
internationale urgente
en vue de l'expulsion
d'Angleterre, jeudi 23
août, de la lesbienne
iranienne
Pegah Emambakhsh. |
|
UNE INFO du 08/08/2005... FEMMES RELEVEZ-VOUS ! FEMMES DEBOUT !!
Un Iranien fait interdire à sa femme de travailler
La loi le lui permet! La justice a interdit à une jeune Iranienne de travailler à l’extérieur de la maison à la demande de son mari qu’elle avait quitté depuis deux ans, a rapporté dimanche le quotidien gouvernemental Iran. «Dans l’acte du mariage, il est écrit que la profession de l’épouse est : femme au foyer», a déclaré le tribunal, selon le journal. L’acte de mariage ne prévoyant pas qu’elle travaille à l’extérieur, «son mari peut lui interdire de travailler», affirme le jugement. «Elle a commencé à travailler sans ma permission et je veux l’en empêcher», a déclaré le mari. Devant le juge, la jeune Iranienne a déclaré qu’elle avait quitté son mari «parce qu’il lui avait menti sur son niveau d’étude et parce qu’il la maltraitait».
Elle a fait appel du jugement. Le journal ne fournit pas plus de précision sur les identités ou la date du procès. Selon la loi iranienne, fondée sur l’islam, les femmes doivent obtenir l’autorisation de leur mari pour travailler ou pour voyager à l’étranger. Au moment de la rédaction de l’acte de mariage, la femme peut toutefois demander à son mari de lui accorder le droit de travailler, de faire des études ou de voyager sans son autorisation. " Source : www.bafweb.com |
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retour
Iran Un journal fermé pour avoir
interviewé une lesbienne
Source tetu.com - 07/07/2007
Dans un article intitulé «Langage
féminin», publié samedi 4 août, la
poétesse lesbienne en exil Saghi
Ghahraman invitait les pères à jouer
un rôle plus grand dans l'éducation
de leurs enfants, et encourageait
son pays d'origine à accorder plus
de souplesse dans l'interprétation
des frontières entre les sexes.
|
|
|

www.saghighahraman.com/bio.htm |
La publication d'un point de vue
aussi subversif par le quotidien
Shargh (Est), proche des
réformateurs, a attiré les foudres
de son concurrent conservateur
Kayhan, qui, dans son édition de
lundi, a qualifié Mme Ghahraman
de «contre-révolutionnaire en fuite»
qui dirige «l'organisation iranienne
des homosexuelles». Les
autorités ont décidé de fermer
Shargh, en justifiant que l'artiste
était connue pour «promouvoir la
dépravation sur son site»
(www.saghi.ca).
Dans les faits, Saghi Ghahraman
est une icône de la culture queer
iranienne contemporaine. Elle a fui
Téhéran en 1983 et a immigré au
Canada en 1988, fondé l'association
Irqo et assure la rédaction en chef
du magazine Cheraq.
Jointe par Têtu, elle affirme
avoir été contactée par le journal
et voit en cette interdiction une
façon pour les autorités d'attaquer
la communauté queer d'Iran en la
coupant de ses maigres soutiens
réformateurs.
Mais le rédacteur en chef de
Shargh, dont les excuses publiques
n'ont pas suffi à éviter le chômage
à ses 400 collaborateurs, estime que
cette interview aura été un prétexte
pour le faire taire. En effet,
le journal subissait depuis
plusieurs mois des pressions pour
ses points de vue critiques sur le
gouvernement. Le pouvoir iranien ne
supporte plus que des journaux
relaient le regard de l'opposition
sur sa gestion des négociations
nucléaires avec l'Agence
internationale de l'énergie atomique
(AIEA).
«Les élections approchent, résume
Saghi Ghahraman, le gouvernement
rend la vie dure aux médias et aux
libertés individuelles.»
|
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retour |
IRAN : PENDAISONS,
BARBARIE & PERVERSIONS !
|
STOOOOP !
Un comité français appelle à faire cesser les exécutions Source VillageGay10/08/2007 |
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Un Comité de soutien aux droits de l'Homme en Iran (CSDHI) a lancé jeudi à Paris un appel à faire cesser les exécutions de prisonniers en Iran après une série de pendaisons ces dernières semaines.Une délégation du CSDHI s'est rendu au ministère français des Affaires étrangères et à l'ambassade du Portugal qui assure la présidence de l'UE afin de déposer une lettre demandant une intervention de l'ONU.
"Avec cette nouvelle vague d'exécutions qui touche de nombreuses villes en Iran, les mollahs cherchent à créer un climat de terreur pour contenir les protestations populaires. En perpétrant ces exécutions pendant les vacances d'été, le régime compte sur l'indifférence des médias et espère le moins de répercussions internationales possibles", estime le CSDHI.
voir aussi :
www.triangles-roses.org/actu_aout_2005.htm |
| |
|
Alerte et
protestations
contre les
exécutions
d'homosexuels
VillageGay
Article du
25/07/2007
Après
l’International
Gay and
Lesbian
Human Rights
Commission,
l'association
Tapages
réagit à la
vague
d'exécutions
d'homosexuels
iraniens. De
nouvelles
rumeurs de
menaces
circulent.
12 hommes
ont été
pendus le 22
juillet et 4
autres une
semaine
auparavant.
Il est
difficile
d'établir
avec
exactitude
le nombre de
cas de
condamnations
pour "crime
de sodomie",
c'est-à-dire
pour
homosexualité,
au sein de
cette vague
de
répression.
Il semble en
effet que
les
autorités
aient décidé
de rester
assez floues
sur les
motifs
précis des
incriminations
pour ne pas
prêter
davantage le
flanc aux
protestations
internationales
sur les
condamnations
basées sur
la seule
homosexualité.
D'une
manière
générale,
même quand
elle est
mentionnée,
l'homosexualité
est associée
à des faits
criminels
comme le
viol (de
mineurs en
particulier)
ou des
violences.
Mais les
actes de
sodomie
semblent
moins
mentionnés
dans les
dernières
condamnations
au profit de
motivations
criminelles
plus
générales ou
d'une
définition
plus large
des actes
réprimés.
Ainsi une
campagne de
répression
policière
aurait lieu
en ce moment
à Téhéran
sur la base
de la lutte
«contre les
groupes à la
sexualité
déviante».
Selon des
informations
publiées par
Têtu, 17
personnes
seraient
encore en
passe d'être
pendues.
Après la
réaction, la
semaine
dernière de
l’International
Gay and
Lesbian
Human Rights
Commission (IGLHRC)
à
l’occasion
du triste
anniversaire
de
l’exécution
de deux
jeunes gens
en 2005, où
l’homosexualité
a servi de
prétexte à
persécution
en Iran,
l'association
Tapages fait
part des sa
"nausée
et(sa)
colère
devant le
silence des
diplomaties
européennes,
devant
l'indifférence
générale".
"On
voudrait
bien que les
transpédégouines
ne soient
pas seulEs à
se battre
lorsque des
transpédégouines
(entre
autres)
risquent de
crever"
écrit
l'association
strabourgeoise
dans un
communiqué
publié hier.
"L'enjeu,
crucial, est
celui de la
survie des
condamnés",
insiste
Tapages
|
|
L'article
d'iran-resist.org
: KHAMENI EN ACTION |
|
 |
"(...) et d’ailleurs
tous savent qui parmi
les mollahs est tenté
par ces "crimes
immoraux" car en Iran le
régime ne punit que les
« sodomites » sans
relations haut placées.
Le Guide Suprême du
régime est réputé pour
ses penchants
homosexuels (son rang
lui permet d’ailleurs de
laisser libre court à
son appétit : photos
ci-dessous) ! Mais
la justice des mollahs
ne l’accable pas, il y a
d’autres cas célèbres
comme le fils de
Fallahian qui tua son
amant dans un accès de
rage le jour du mariage
de ce dernier devant
tous les invités, jamais
il ne fut inquiété.
L’homosexualité est très
courante parmi les
mollahs : c’est le
secret de polichinelle
de ces messieurs. Mais
sous le régime des
mollahs, on ne tue pas
ceux du sérail, on tue
uniquement ceux qui
posent problème, ceux
qui ne servent plus à
rien.
" (...)
Source, photos et plusieurs
articles complets :
www.iran-resist.org/article3621 |
|
KHAMENI EN ACTION
 |
tetu.com 26/07/2007
- EDITION SPéCIALE
Le Quai d'Orsay condamne
les exécutions
d'homosexuels
Quatre jours après que
les menaces de l'Iran
ont été mises à
exécution, avec la
pendaison de 12 hommes
iraniens à Téhéran,
le ministère des
Affaires étrangères a
finalement convoqué le
chargé d'affaires
iranien à Paris ce
matin, jeudi 26 juillet.
Il aura donc fallu que
Têtu
interpelle le Quai
d'Orsay à plusieurs
reprises et l'informe de
la présence probable
d'homosexuels dans les
rangs des condamnés à
mort, ainsi qu'un «zap»
téléphonique d'Act
Up-Paris
auprès du cabinet de
Bernard Kouchner, pour
que la situation au
ministère des Affaires
étrangères se débloque
enfin.
Peu après la convocation
du chargé d'affaires
iranien, Deni! s
Simonneau, porte-parole
adjoint du Quai d'Orsay,
répond ainsi aux
questions de
Têtu:
«La France, qui, comme
ses partenaires
européens, s'oppose à la
peine de mort en toutes
circonstances et en tous
lieux, condamne
l'exécution de 12
citoyens iraniens
survenue le 22 juillet,
nous
explique-t-il.
(...)
un officiel iranien
avait annoncé le 10
juillet que
l'orientation sexuelle
des condamnés figurait
parmi les chefs
d'inculpation.
Ces condamnations et ces
exécutions viennent
s'ajouter
aux lapidations pour
adultères encore
pratiquées
(...)
«Le but de cette
convocation était de
marquer notre opposition
à la peine de mort en
toutes circonstances.» |
|
À noter que
Tapages,
groupe de «transpédégouines»
de Strasbourg, organise
un rassemblement pour
les condamnés iraniens.
Rendez-vous samedi 28
juillet, à 11 heures,
allée des
Droits-de-l'Homme, à
Strasbourg,! derrière le
Conseil de l'Europe.
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retour |
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Bande
Dessinée
Persepolis, de Marjane Satrapi
(éditions de l’Association)
voir :
www.campus.attac.org/clermont-ferrand/article.php3?id_article=68 |
Miryam, lesbienne iranienne,
obtient le droit d'asile
Après plus de deux ans de procédure,
Miryam, jeune lesbienne iranienne,
qui avait longuement témoigné dans
Têtu (voir n°117), a enfin obtenu le
droit d'asile en France. Ce matin,
jeudi 5 juillet, la commission des
recours a cassé en audience la
décision de l'Office de protection
des réfugiés et apatrides (Ofpra)
qui l'avait déboutée de sa demande
en 2005. Depuis, Miryam vivait dans
une extrême précarité matérielle et
psychologique, au sein d'un foyer de
la banlieue parisienne. Dans son
pays d'origine, elle avait été
torturée et on lui laissait le choix
entre la lapidation et le changement
de sexe. Cette décision est
également un soulagement pour Babak
Amiri, réfugié iranien qui l'avait
prise sous son aile, et pour
l'avocate qui la défendait, Me Eve
Shashahani. (...) Tout s'est
très bien passé. J'ai eu
l'impression que la situation
invivable des homosexuels en Iran
était connue. L'interview accordée
par Miryam à Têtu aura constitué une
pièce très importante du dossier.»
Partout en Europe, des centaines de
réfugiés iraniens sont actuellement
dans la situation que Miryam a
vécue: déboutés de leur droit
d'asile, ils ont eux aussi fait
appel, et attendent d'être fixés sur
leur sort.Source
tetu.com 05/07/2007 |
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UNE
LESBIENNE EN IRAN, TÉMOIGNAGE
CHOC
Source irqo.net - 28/06/2007
Pour
des raisons confidentielle, les
noms ont été changés dans le
suivant interview :
-
"La prison et les coups, le
mariage avec un parent, les
coups de fouet et la fuite... "Avez-vous jamais entendu
parler de personnes liées à une
machine et traînées à terre ?
Cela m'est arrivé à moi "
...
"Je suis Taraneh,
une lesbienne iranienne de 48
ans réfugiée en Europe
après avoir été plusieurs fois
condamnée et arrêtée dans mon
pays."
Quand as-tu été lesbienne?
Depuis toute petite j'ai préféré
avoir des fiancées plutôt que
des fiancés.
C'est ce qui a motivé de ta
fuite et par conséquent ta
demande d'asile ?
Je suis lesbienne. Pour cette
raison j'ai été arrêtée et
enfermée et à la fin condamné à
mort (par pendaison)... ma première arrestation,
j'avais 21 ans et étudiais à Esfahan. J'étais en voiture
ensemble à une fille lorsque la
police nous a surprises et a
ouvert la portière : j'ai été
expulsé à coups de pied de
l'université et j'ai passé 3 mois
en prison. Une fois dehors je
suis allée en Inde pour
continuer ma formation mais ma
famille n'a pas voulu que j'y
reste et j'ai dû retourner en
Iran. Là a recommencé tous les
problèmes.
Quels problèmes a une fille
lesbienne en Iran ? Lorsque
ma famille l'a découvert, elle
m'a forcée à me marier. Je
n'avais pas d'autre choix. J'ai
été donnée en épouse à un
parent. Mais j'avais alors une amie et
lorsque les voisins nous ont vus
ils m'ont dénoncée aux
autorités. Encore des coups et
encore la prison.
Avaient-ils des preuves ?
Oui ils ont arrêté aussi la
fille parce qu'ils ont trouvé
les lettres que nous avions
écrites. J'ai été forcée de
confesser mon homosexualité et
enchaînée. (...) . Ils m'ont isolée,
et je saignais beaucoup des
blessures des coups mais
personne ne m'a aidée. La cour
d'Esfahan m'a proposé de
coopérer si j'aidais les agents à
arrêter d'autres lesbiennes.
J'ai refusé et ils m'ont infligé
encore des coups.
Comment votre mari et famille
ont-ils réagi ?
Cela a jeté la honte sur ma
famille et
Ils ont dit à mon mari -"vous
devez montrer à votre épouse le
droit chemin". Mon mari était
dans l'incrédulité. Mais ma
famille savait que j'étais lesbienne depuis mon enfance
c'est pourquoi ils m'ont
mariée. J'ai été violé ma vie
entière sans que n'importe qui
entende jamais ma voix. J'ai
vécu une vie que n'ai pas
voulue. J'ai fait semblant ainsi
personne ne savait ce qui était
à l'intérieur de moi. Croyez-moi
, j'ai honte de n'avoir pu
soulager depuis tout ce temps
cette douleur !
Et pour la fille qu'est-il
arrivé ? Puisqu'elle était
plus jeune, ont dit qu'elle
avait été influencée et elle a
été libérée après 6 mois de
prison. Moi, pour avoir été une
femme mariée, j'ai passé en
prison deux autres années. Une
fois ils m'ont donné 160 coups
de fouet. Ils m'ont attachée à un lit
et les autres prisonnières ont
assisté à ma torture... tout
ceci parce que je suis
lesbienne.
En prison y avait-il d'autres
femmes lesbiennes ? Oui.
J'ai connu 38 femmes, toutes
arrêtées pour le même motif.
Quelques unes ont été forcée au
mariage et d'autres ont fui à Doubai ou en à France.
Comment êtes-vous sortie de
prison ? J'ai été libérée
grâce à des pots de vins et à l' occasion
de l'anniversaire de l'Imam Zaman.
Qu'avez-vous fait après être été
relâchée? J'ai cherché de
fuir de l'Iran. Je vivais dans
la crainte et je devenais folle.
J'ai voyagé. J'ai été à Chypre,
en Turquie et ensuite je me suis
établie ici et ai demandé asile.
(...)
Quel est-elle ta situation
maintenant ? Je suis seule
et je vis dans la peur. Que
devrais-je dire ? S'il y avait
Dieu qui punirait ces
criminels... (...) Où sont "les
droits de l'homme" ? Quel Islam
? Quel Dieu ? Beaucoup supposent
que puisque les lesbiennes en
Iran sont des femmes et gardent
leur secret d'orientation
sexuelle, elles ne font pas face
à des problèmes. Elles ont
beaucoup de problèmes, mais ils
ne peuvent pas les exprimer,
parce que personne ne les
défendra !
Quel
serait ton rêve ? Si je
pouvais, je sauverais toutes le
lesbiennes [ de l'Iran ] et je
les porterais ici. Depuis tant
d'années que nos cris meurent sans
être écoutés. (...)" Son message :
-"Nous nous promènerons ensemble vers la
liberté, l'ensemble, la main
dans la main et la tête haute.
Nous casserons nos chaînes- les
chaînes de la captivité, les
chaînes de la peur. Solidaires,
forts et orgueilleux nous nous
relèverons. Le temps de la
censure, de l'oppression et de
l'isolation est fini. Nous
parlons maintenant de
l'injustice, de la tyrannie et
de la violence que nous
subissons. Si nous ne hurlons
pas ensemble les nôtres
continueront à crier de douleur
dans la prison de la terreur. Si
nous restons dans le silence,
pas seulement nos droits seront
sacrifiés mais ceux de milliers
de femmes. En attendant ? Je
lance cet appel sur
irqo.net,
l'association Iranian Queer
Organization
-
contacter :
info@irqo.net
Traduction approximative...
de l'article source : irquo.net
Equipe Tasse de Thé avec
ALTAVISTA Babel Fish |
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retour |
A
Moscou,
néonazis et bigotes
contre la première Gay
Pride
Malgré l'interdiction, une
quarantaine d'homosexuels ont
manifesté.
article Journal Libération par
Lorraine MILLOT lundi 29 mai
2006
 |
-«Moscou n'est pas
Sodome !», «Dehors les
pédérastes !»... La
première Gay Pride
tentée samedi en Russie
a tourné à la
démonstration de force
de groupuscules néonazis
et de vieilles bigotes
qui s'étaient organisés
pour «sauver» la
capitale slave des
«perversions
occidentales». Toute
manifestation
homosexuelle ayant été
interdite par la mairie
de Moscou, une petite
quarantaine de militants
gays, dont une bonne
moitié d'étrangers,
avaient réduit leurs
ambitions à déposer
quelques fleurs sur la
tombe du soldat inconnu
russe. «Nous voulons
rappeler que la Russie a
gagné la guerre sur le
fascisme ; nous ne
voulons pas que le
fascisme revienne !»
expliquait Liouba, jeune
lesbienne cramponnée à
son oeillet et toute
tremblante face aux
quelques centaines de
contre-manifestants qui
s'étaient donné
rendez-vous au même
moment pour «rosser les
pédés».
Photo web Poupée Russe |
Provocateurs. Sitôt arrivé près du
jardin Alexandre, le jeune
organisateur de cette première Gay
Pride, Nikolaï Alekseïev, a été
interpellé par la police. Puis
les forces antiémeutes se sont
retournées contre un groupe de
néonazis qui tiraient des pétards
dans l'attroupement. Une vingtaine
de ces provocateurs ont été arrêtés
et roués de coups en public. En
plein centre de Moscou, les unités
russes ont fait là une belle
démonstration de leurs techniques de
maintien de l'ordre, notamment celle
qui consiste à saisir un manifestant
par les orbites pour le traîner
jusqu'au car de police.
Les quelques rescapés homosexuels de
ces premières mêlées ont alors tenté
de remonter jusqu'à la mairie de
Moscou pour y remettre une
déclaration des droits de l'homme.
En pleine rue Tverskaïa, la grande
artère du centre de Moscou,
plusieurs gays, notamment français,
ont alors été agressés par les
néonazis qui continuaient à tourner
autour d'eux. Le député allemand
Volker Beck, pris à partie par deux
provocateurs, a été frappé et son
visage était couvert de sang
lorsqu'il a été mis à l'abri dans un
car de police.
- «Nous savions bien que ça finirait
ainsi, c'est pour cela que si peu
d'homosexuels russes sont venus,
expliquait une autre Liouba, tentant
de remonter la Tverskaïa avec une
fleur sans se faire ni arrêter ni
agresser. Parmi tous mes amis gays,
personne n'est venu. Tous disaient :
"Mais quelle idée de vouloir aller
se faire tabasser !» Plutôt adeptes
du «pour vivre heureux, vivons
cachés», la plupart des homos
moscovites se sont soigneusement
tenus à l'écart de cette parade.
Dans les clubs gays de Moscou, ils
étaient nombreux à danser, dans la
nuit de samedi à dimanche, sans même
rien savoir de ce qui s'était
produit l'après-midi au
centre-ville, en leur nom.
«Schizophrénie». «Et malgré tout,
cette première manifestation est un
événement historique qui doit
changer la Russie», assurent Sergueï
et Elena, deux jeunes homos venus
d'Ekaterinbourg (1 400 km à l'est de
Moscou) pour cette Gay Pride. «En
province, la situation est encore
bien pire qu'à Moscou», explique
Elena, 30 ans, qui durant ses études
de psychologie à l'université d'Etat
locale a dû apprendre que
l'homosexualité était un «trouble
grave de la personnalité»,
«semblable à la schizophrénie».
«Dans notre ville, le seul club
homo, ouvert en 2003, n'a tenu que
vingt jours avant d'être ruiné à
coups de relèvements fiscaux.
L'administration locale, l'Eglise et
les médias se relaient pour
expliquer que les gays sont les
"ennemis de Dieu" et des "porteurs
du sida"», raconte-t-elle.
«En Russie, l'homosexualité n'est
tolérée que si elle est cachée,
complète Sergueï, 28 ans. C'est
au point que les homosexuels russes
eux-mêmes portent en eux le syndrome
de l'homophobie. Mais il ne sert
à rien de dire que la société russe
n'est pas mûre et ne rien faire :
nous ne voulons pas vivre toute
notre vie comme ça !»
Source liberation.fr |
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